Zone de Texte: Galerie d’Art « Les Glycines »

Rien n’est plus beau que la nature !

Zone de Texte: Vos questions
Zone de Texte: Réponses à vos questions les plus courantes.

Combien de temps avez-vous passé pour réaliser cette toile ?

Cette question est très souvent posée… et il est pratiquement impossible de répondre avec précision ! En effet, un artiste n’est pas un ouvrier spécialisé qui travaille à la production. Une œuvre d’art en exposition est avant tout l’aboutissement d’un long travail, l’aboutissement de nombreuses années de recherches, d’entrainement, je n’ose même pas dire d’étude car l’artiste authentique n’applique pas ou très peu les résultats d’un enseignement : une œuvre d’art est avant tout une réalisation personnelle et non le résultat d’un enseignement, si ce n’est que pour certaines bases (perspective, réactions chimiques des pigments, juxtaposition des couleurs…), un peu comme un enfant apprend l’alphabet, un enseignement de données qui deviennent rapidement automatiques, avec la pratique. Donc donner avec précision le temps nécessaire à la réalisation d’une œuvre  est chose pratiquement impossible si l’on veut rester sérieux… d’autant plus que les œuvres les mieux réussies sont très souvent celles réalisées le plus rapidement, sous l’impulsion de l’inspiration, inspiration qui n’est pas toujours au rendez-vous, même pour un professionnel de haut niveau !

Comment justifiez-vous les prix des toiles ?

Là encore, la réponse est très difficile… mais si l’artiste calcule le prix de revient d’une toile proposée à la vente… il prend vite conscience que, à temps égal, il est très souvent beaucoup moins payé qu’un ouvrier manœuvre dans une entreprise, sauf rarissimes exceptions ! En voici les raisons.

Je ne parle pas ici d’aquarelle, de pastel ou de dessin (qui constituent plus, pour un artiste, un simple travail d’étude rapide qu’un aboutissement), mais de peinture à l’huile, la seule qui ait fait preuve de sa stabilité pour traverser les siècles sans problème majeur (si les critères de miscibilité des pigments sont respectés).

Tout d’abord, il faut considérer la qualité du support. Pour un travail de qualité, une toile de lin suffisamment épaisse  s’impose… mais le prix est aussi au rendez-vous : pour un format 40x50 cm, par exemple, il faut compter  19,50 € (prix au « Géant des Arts ») contre 6,75 € pour du lin ordinaire, voire moins de 4 € en grande surface, mais attention, ces toiles sont des plus fragiles, une simple pression du doigt peut suffire pour la percer !
Les toiles en coton, trop putrescibles, sont à exclure !

Il convient également de considérer la qualité des peintures utilisées, là encore les différences sont grandes, entre les peintures réalisées avec des pigments purs et celle très lourdement chargées (adition de plâtre, craie, hydrate d’aluminium, sulfate de baryum…) Voir un complément technique en cliquant ici.

Concrètement, par exemple, un tube de bleu de ceruleum  de 40 cm3 chez « hold holland » (oxydes de cobalt purs) vendu 69 € contre 19,50 € chez « Rembrandt », 18,50 € chez « Lefranc Bourgeois » ou 4,95 € chez « Geogian », soit près de 14 fois moins chères ! Ces différences importantes se retrouvent  dans de nombreuses couleurs, mais la qualité n’a rien de comparable… si ce n’est l’aspect à la sortie des tubes… un aspect souvent très trompeur et qui échappe à l’acheteur, et même aux galeristes. Il est donc très important pour l’acheteur de connaître la qualité du matériel utilisé par l’auteur de l’œuvre qu’il souhaite acquérir… même s’il est plus facile de faire la différence entre une petite automobile  Fiat  et une Rolls Royce !

En résumé, considérant le prix de revient du matériel utilisé, selon la qualité, les prix peuvent varier de 1 à 20, voire 50 fois plus pour un travail de haute qualité, d’autant plus que les amateurs, et certains « professionnels », travaillent généralement une toile avec une ou deux couches de peinture, alors que les maîtres soucieux d’un travail de haute qualité, n’hésitent pas à superposer 5 à 10 couches de peinture, voir davantage !

A cela, pour les artistes figuratifs qui travaillent d’après nature, sur chevalet, il faut prendre en compte les frais de déplacement, souvent très élevés, certains n’hésitent pas à parcourir plus de 1.000 Km pour aller réaliser une toile : les petits plaisantins qui recopient des cartes postales, pochettes de disque ou des illustrations prises sur Internet n’ont pas ces frais, mais travaillent dans l’illégalité (plagiat).

Le temps passé est aussi un facteur très important pour sortir une toile exposable. Un artiste sérieux n’hésite pas à n’exposer qu’une toile sur dix, en moyenne : toutes ne sont pas exposables… mais celles qui ne le sont pas reviennent aussi chères que celles qui sont en exposition, ce qui en multiplie le prix de revient !

D’autres artistes comptent aussi leurs frais de cours… Je ne pense pas que ce facteur puisse avoir une incidence dans le prix des œuvres, en effet, c’est comme si un artisan mettait en avant ses frais de scolarité pour justifier ses prix… bien que certaines professions libérales n’hésitent pas à prétexter la longueur de leurs études pour justifier leurs honoraires souvent excessifs. Il est aussi remarquable de constater le nombre d’artistes amateurs qui, faute de clientèle, n’hésitent pas à arrondir leurs fins de mois en « donnant » des cours, cours qui ne consistent en fait que de faire peindre (à leur niveau) des copies. Ce n’est pas parce que votre facteur ou votre plombier aime à se gonfler d’orgueil qu’il est pour autant un artiste capable d’enseigner, et moins encore de faire des démonstrations en création pure; il serait très injuste de répercuter le prix de tels cours sur celui des toiles des acheteurs (généralement, ce genre de « Maîtres » dépassent rarement le travail du dessin ou d’aquarelle, gouache, voire l’acrylique, peinture à l’eau également). Choisir un maître d’un bon niveau pratique (non en baratin…) n’est pas chose facile, j’en conviens, mais le choix de l’aspirant artiste doit en premier tenir compte de la qualité du travail du Maître… de ses qualités de pédagogue, et de son esprit de tolérance : un Maître sérieux n’impose jamais ses goût personnels, il guide sur le plan technique dans le sens des gouts de l’élève… et ses cours ne durent pas des années comme on en rencontre trop souvent, 100 à 200 heures de cours sérieux et bien conduits suffisent à donner à l’élève les bases suffisantes pour lui permettre de travailler seul et d’acquérir un style personnel (indispensable : un artiste n’est pas un copiste, il exprime sa personnalité tout en respectant ses sujets… et le public !)

Restent encore les frais d’exposition : location des salles (souvent très difficiles à trouver), vernissages, affichages, invitations, frais de gardiennage, assurances, etc… soit en moyenne 20 à 10.000 € par exposition, voire davantage… et les ventes ne sont pas toujours au rendez-vous !

Concrètement, les artistes ne sont pas payés à l’heure, s’ils l’étaient, c’est moins de 5 € de l’heure qui constituerait leurs salaires, dans l’immense majorité des cas, sauf rares exceptions pour des artistes de renom international. Il est évident qu’aucun salarié n’accepterait de travailler avec un salaire horaire aussi faible, il faut réellement être un passionné pour vivre de sa peinture.

C’est là tout le problème des artistes, si un artiste peintre travaillait aux taux des artisans, il serait pratiquement impossible de trouver une petite toile d’amateur à moins de 1.000 € (entendu qu’il faut bien compter 10 toiles de réalisées pour en sortir une d’exposable, la réussite à 100 %, en matière d’art, n’existe pas… à moins d’exposer n’importe quoi, ce que font certains, malheureusement !
Pour les artistes cotés (cotations expliquées, justifiées et vérifiables, au niveau international comme la cotation O.I.A.C), le problème de fixation du prix ne pose plus de problème, il suffit d’appliquer la cotation, comme défini sur ce site.

Une toile achetée prend-elle de la valeur ?
S’il s’agit d’une création authentique, c’est probable, surtout si l’auteur se distingue par son talent et sa persévérance… plus que par un verbiage sans fondement. En revanche, les plagiats ou autres copies, même partiels, sortent du cadre des « bonnes affaires » et de notre propos !

Pierre Brayard
Président de l’Ordre International des Artistes Créateurs

Zone de Texte: Pour nous contacter :
Galerie « Les Glycines »
49 av d’Occitanie
87620 SEREILAHAC
art@magalerie.site 
(: 05 55 36 08 41 
Ou cliquer ici.
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