Deux concours internationaux pour coter les artistesZone de Texte: Commentaire  de Pierre Brayard, Président de l’Ordre International des Artistes Créateurs

Le public est sans aucun doute le plus impitoyable des critiques, mais c'est aussi le plus objectif et le plus sincère, je ne dirais pas qu'il l'est dans l'absolu, mais dans l'ensemble, ça ne fait aucun doute... de plus, n'est-ce pas au public qu'un artiste doit sa réussite ? Je n'ai jamais été de ceux qui sont convaincus que le public n'y connait rien, se situant ainsi eux-mêmes bien au dessus du commun des mortels et rendant toujours le public responsable de leurs propres échecs ! 

Je n'hésite pas d'affirmer combien est détestable ce genre de comportement et surtout, ce qui est beaucoup plus grave, nuisible à l'art dans son ensemble. 

Je suis en cela en opposition totale avec de nombreux enseignants des beaux arts et les fonctionnaires des affaires culturelles (qui sont eux-mêmes formés dans le moule des beaux arts) qui intellectualisent l’art à outrance… faute d’être eux-mêmes des artistes. Ce sont ces gens là qui cherchent à marginaliser les artistes, cherchant à les abaisser en faisant étalage de leurs pseudos connaissances dans un vocabulaires précieux, très souvent emprunté à la psychanalyse… même si, le plus souvent, la psychanalyse leur est totalement étrangère ! Combien de fois ai-je du faire face à ces situations, en expositions collectives le plus souvent, pour neutraliser cet intellectualisme généralement dirigé contre les artistes figuratifs. Certes, il existe des exceptions, mais elles sont rares, très rares !

C’est pour cette raison que j’avais pris part au Championnat du Monde, un concours avant tout technique où chaque participant n’a pas à faire état de théories stériles mais doit faire preuve, en public, de ses capacités réelles à maîtriser la peinture, le dessin et l’aquarelle, dans tous les styles (13 épreuves sont exigées en moins de 10 heures). Ce concours, vous l’aurez compris, est surtout destiné aux artistes qui enseignent les arts plastiques, capables de respecter les goûts et aptitudes particulières à chacun de ses élèves, capables de leurs faire des démonstrations pratiques sans leurs imposer leur style personnel. C’est la raison pour laquelle un « Maître » doit maitriser aussi bien les arts figuratifs que les arts abstraits, surréalistes, oniriques, naïfs, etc., tout en ayant un style très personnel (voir le règlement du concours reproduit sur ce site). Le Dauphiné Libéré du 13 octobre 1989 donne les résultats d’un de ces concours auquel j’ai participé.

Ce concours diffère du « Prix de France » qui ne porte que sur deux œuvres terminées choisies par l’artiste au niveau des sélections, la finale étant ouverte aux seuls lauréats des sélections. Les candidatures au Prix de France ont été nombreuses en dépit de la rigueur du règlement (repris également dans ce site pour information).
Bien sur, les ministres venaient volontiers aux vernissages… vu que leurs collègues étrangers nous aidaient, mais en réalité, la France n’est plus le pays phare de la culture mondiale… non pas par manque d’artistes de qualité, mais en raison de la politique culturelle abandonnée aux mains de fonctionnaires particulièrement incapables et sectaires qui cultivent une sorte d’art d’État en faisant barrage aux véritables talents… qui ne peuvent pratiquement plus exposer en raison de tarifs scandaleux qui leurs sont faits et, plus grave encore de la monopolisation des salles des « maisons de la culture » qu’ils réservent à leurs « petits copains ». 

C’est ce qui explique le nombre impressionnant d’artistes professionnels français qui s’expatrient pour être reconnus à leur juste valeur et vivre de leur art, refusant d'être à la solde des contribuables (je fus l’un d’entre eux !)




Deux concours très objectifs


Pour mieux comprendre les critiques, je pense utile de savoir sur quoi elles reposent.

Précisions importantes : Alors que la plupart des concours offrent le flanc à la critique par leur obscurantisme ou autres tractations plus qu’évidentes ou tout est fait d’avance (copinages, influences occultes, intérêts autres qu’artistiques, etc.) les règlements du Prix de France et du Championnat du Monde de Maîtrise d’art pictural offrent la particularité de faire table rase des anciens systèmes d’appréciations par quelques personnes (appelés jurés) réunies en comité « secret » pour désigner le meilleur, selon elles, sans avoir à justifier leur choix !

Le Prix de France et le Championnat du Monde de Maîtrise d’Art Pictural sont certainement les seuls concours de création artistique à la fois très "démocratiques" (ouvert à tous) et "libéraux" (très attachés au respect des libertés individuelles, à la libre expression et au libre choix de chacun). C'est précisément pour défendre cette liberté d'expression qu'aucun thème, aucun style n'est imposé : ce qui en fait des concours uniques au monde... avec la cotation officielle internationale OIAC (en francs suisses) en sus ! 

Pour le Prix de France, en sélection comme en finale : les œuvres sont notées par 3 jurys de spécialistes. Son système de notation catégorielle est totalement différent des notations classiques. Par exemple, une œuvre peut être très faible sur le plan technique mais faire preuve d'une excellente créativité bien que son aspect soit "peu flatteur". Un juré, avec une seule note pour possibilité d'appréciation (système classique, pour les concours les plus sérieux… qui sont aussi très rares) n'a pas la possibilité de la "moduler" et notera en fonction de sa sensibilité personnelle. 

Avec le système des concours sous contrôle de l'OIAC, chaque juré attribue 3 notes indépendantes à la même œuvre: il a toute liberté pour sanctionner une technique et un aspect artistique imparfait, sans avoir à pénaliser une excellente créativité. 

De plus, le Prix de France ne sombre pas dans le ridicule des petits concours ou les « jurés » désignent les lauréats dans un agglomérat de peintures à l’huile, pastels, acryliques, dessins, aquarelles, sans distinction, comme si tous ces modes d’expression relevaient des mêmes aptitudes. En fait, dans la pratique, nous assistons à des jugements lamentables (règlements de compte sournois, jalousie, incapacité totale de nombreux jurés, favoritisme, etc…, toutes ces « belles qualités » président très souvent au  « sérieux » des concours et à l’attribution des prix, mais nuisent sérieusement à la satisfaction du public (de plus en plus rare, à juste titre…) !

Au Prix de France, les œuvres bénéficient toutes d'une note technique (proportions, harmonies, travail de la matière ou du style: l'amour du travail bien fait est bonifié en opposition avec la recherche de facilité et du manque de maîtrise), d’une note de créativité (style personnel, création d'ambiance, technique originale, idées personnelles, etc.) et d’une note artistique (ensemble harmonieux, agréable à regarder ou à lire, l'élégance du style, l'harmonie, la recherche de la beauté, la spontanéité, la sincérité sont appréciés). En finale il n'est pas tenu compte des notes de sélection. Ce système permet un contrôle rigoureux des notations, de neutraliser les appréciations "fantaisistes" et une information complète de l'artiste.

Si les signatures des candidats sont cachées par un cache noir au Prix de France et ne sont pas signées au Championnat du Monde de Maîtrise d’Art pictural (un N° de code remplace les signatures), les noms des jurés sont également secrets et le restent (très important pour garantir une totale objectivité: ce ne sont pas les noms des jurés qui sont importants mais la qualité et le mode des notations). Les organisateurs et les candidats n'ont aucune possibilité de les connaître : Pour chaque discipline, sont invités une vingtaine de jurés en sélection et une centaine par jury en finale (3x6= 18 jurys) à venir noter (seul) en leur joignant un "pouvoir de notation" sans élément nominatif, seul un numéro de code permet à l'ordinateur de déterminer à quel jury appartient le juré concerné. En exposition, sur présentation de ce pouvoir, il leur est remis des grilles de notation. Après notation, le juré place sa grille dans une urne et repart sans décliner son identité, nul n'a le droit de lui demander d'en faire état sous peine de disqualification immédiate; ainsi, aucune "pression" n'est possible. 

Ces opérations se font en public sous contrôle des participants et de commissaires de l'Ordre International des Artistes Créateurs (OIAC). Il est impossible de dire à l'avance combien de jurés noteront (généralement, 10 à 30% des personnes contactées, un peu plus pour les sélections : près de 40 % en moyenne) ou d'en connaître les noms. Pour accroître le sérieux de ces notations, un classement est établi dans chaque catégorie de notation et pour l'ensemble, dans chaque discipline: Les 8 premiers de chaque discipline touchent les prix des jurés. Ces prix sont anonymes, les jurés sont avertis par la lecture de leur numéro de code à la remise des prix.

Le même principe de notation est appliqué au Championnat du Monde de Maîtrise d’Art Pictural.

Donc aucun jury à huis clos, toutes les notations sont faites au regard de tous, sous le contrôle des participants et sans aucune influence extérieure possible. De plus, chaque juré doit noter seul, dans le secret, sans prendre l’avis des autres jurés, ce qui est primordial pour l’objectivité. 

Noter est toujours très difficile. Les organisateurs de ces deux concours contactent des centaines de jurés, pour les notations. Tous sont présumés de bonne foi et compétents... sur la base de leurs références professionnelles. Tout serait parfait si l'objectivité était la qualité de chacun et l'attribution de diplômes un réel critère de compétence. Hélas... l'expérience a souvent apporté la preuve du contraire. L’organisation en est arrivée à soumettre chaque notation à des dizaines de contrôles extrêmement rigoureux, par souci d'objectivité: première qualité d'un concours sérieux. C’est ce qui justifie de telles mesures soumises aux procédures de contrôle de l'ordinateur. 

L'organisation repose sur les règlements ci-après, qui, comme tout contrat synallagmatique, a force de loi dès l'instant où il est librement accepté par les deux parties: participant et organisateur. Ces règlements, s'ils sont bien conçus, doivent envisager toutes les situations et faire preuve de clarté, ceci tout en respectant la législation en vigueur (toute clause contraire à la loi serait réputée non-écrite et donc sans valeur). Il est difficile d'envisager tous les cas d'espèces... En se basant sur plus de 20 ans d'expérience, l’organisation a modifié et complété les règlements pour en faire ce qu'ils sont. Les contrôles des notations sont compliqués. Tous sont des professionnels confirmés (parfois d’excellents amateurs pour les sélections) mais tous n'ont pas la même rigueur de jugement. Il est très difficile de noter en faisant abstraction de considérations personnelles, surtout en matière d'art. Il n'est pas rare de voir un juré qui aime la peinture abstraite, par exemple, mettre des séries de zéros à toutes les œuvres figuratives, l'inverse se rencontre également, mais plus rarement. Nous trouvons aussi des jurés qui donnent des 5 à tout le monde (les notes vont de 0 à 9). D'autres encore se croient inspirés en attribuant des séries de 9 aux élèves de telle école ou aux membres d'une association de sa connaissance. Comment neutraliser ceci ? 

Les opérateurs qui se succèdent à l'ordinateur n'ont pas le temps de tout vérifier et les erreurs sont faciles (c'est 180 à 12.000 notes par juré qu'il faut entrer, un contrôle visuel devient impossible) : c'est à l'ordinateur de tout vérifier, calculer, comparer, de signaler les erreurs ou d'annuler les notations des jurés qui attribuent plus de 7 % de séries de 0 ou de 9 (En finale, aucun artiste ne peut être nul au point de mériter 3 zéros à chacune de ses œuvres (un zéro en créativité ne peut être donné qu'à une copie, or le plagiat est éliminatoire... alors) : Une œuvre peut ne pas plaire au juré, c'est sa note artistique seule qui doit en être affectée, elle compte pour le 1/5° de la note, mais si la technique est bonne, sa note ne peut pas être un zéro. D'autres font le contraire en donnant des séries de 9 (ce qui suppose des œuvres parfaites en tous points... est-ce possible ?)... L'ordinateur ne prendra pas en compte de telles notations, il les rejettera. 

Sont éliminatoires : 7 % de séries de 0 ou de 9, 15 % de 1 ou de 8, 30 % de 2 ou de 7, 40 % de 2 ou de 6 et 50 % de séries de 3, 4 ou 5. Pour les notes identiques, sont éliminatoires plus de 50 % de 0, 60% de 1, 65% de 2, 70% de 3, 72% de 4, 75% de 5, 72% de 6, 70% de 7, 65% de 8 et 50% de 9. De telles notations reflètent en effet un manque de sérieux dans les appréciations. Sont annulées également toutes grilles n'attribuant pas un minimum de 15 % des points possibles (les notes sont alors des séries inférieures à 3 ou 4, généralement, avec quelques notes excellentes pour favoriser certains modes d'expression) ou si leur total dépasse 85 % de ces points (générosité... mais manque de discernement dans les appréciations: notes rarement inférieures à 7, sauf pour un style qui déplait au juré, ce qui fausserait les résultats). 

C’est un total de 232 contrôles très complexes mais indispensables à des notations sérieuses pour garantir un maximum d'objectivité. Dans la pratique, ces contrôles ne demandent que quelques millièmes de seconde, plus de 20 notes peuvent être entrée… et contrôlées, à la seconde ! 
De plus, le programme de l'ordinateur interdit toute intervention "humaine" au niveau des contrôles. Il ne s'agit pas d'appliquer le principe de "la conviction intime" si chère aux magistrats des procédures pénales pour déterminer s'il y a ou non tricherie, il s'agit tout simplement d'une rigueur mathématique dont la nature est portée à la connaissance de chacun, toute personne intéressée pouvant en vérifier la précision et l'impartialité... ce qui n'est pas toujours le cas des systèmes judiciaires ! 

Contrairement aux traditionnels jurys à "huis clos" ou tout se décide en coulisse, les "débats" étant généralement menés par une ou deux personnes de forte personnalité qui imposent leurs conceptions personnelles aux autres membres qui restent passifs (la composition de tels jurys reste le plus souvent au niveau de personnalités locales, rarement des professionnels de l'art), pour les notations du Prix de France, comme au Championnat du Monde de Maîtrise d’Art Pictural, chaque juré note seul : personne ne peut influencer les appréciations dont les œuvres font l'objet, sous peine de nullité de la grille de notation et l'élimination du candidat contrevenant, après un avertissement: c'est là un facteur d'objectivité très important... même s'il n'est jamais très agréable à appliquer. 

L’O.I.A.C. est la seule organisation au monde à pratiquer ainsi. De plus, des prix importants sont attribués aux jurés, créant ainsi un esprit de compétition entre eux pour parfaire les notations. Ce sont toutes ces mesures qui ont contribué au succès international de ces deux concours... malgré les attaques très virulentes, en France, de la part de la maffia des beaux arts : Les raisons en sont faciles à deviner : L'art d'Etat français ne peut pas être imposer à l'O.I.A.C. par des ensembles de magouilles que la plupart des artistes professionnels connaissent bien ! 

Voici le détail des règlements de ces deux concours. 




Règlement du concours international du « Prix de France »



(Concours placé sous contrôle de l'Ordre International des Artistes Créateurs, depuis 1976)

Article 1: Concours ouvert dans 6 disciplines de création artistique indépendantes: Peinture (huile, acrylique, émail, sur surface plane (tous supports) sans collage.), Aquarelle (gouache, aquarelle), Dessin (crayon, sanguine, encre, gravure, etc.), Pastel (gras ou sec), Sculpture (une seule masse de matière, taillée en un volume: bois, pierre, métal; sans collage ni peinture), Composition Volumétrique (volumes réalisés par collage, assemblage, moulage, modelage. Toutes matières: bois, verre, métal, porcelaine, tissu, céramique, avec ou sans peinture).

Article 2: Inscriptions dans une ou plusieurs disciplines. 2 œuvres par discipline: choix libre. Interdits: copies (même partielles), œuvres dont le candidat n'est pas l'auteur (tests de contrôle obligatoires possibles, contrôle d'identité : être vivant à la finale est indispensable), œuvres immorales. Tout visiteur percevra une prime de 10 € par œuvre qu’il nous signalera comme étant une copie (avec justificatif !). Présentation : En sélection : Photos ou copies en couleur des œuvres (plus grande dimension du document compris entre 18 et 21 cm), sans cadre. En Finale : Exposition des œuvres (Mêmes œuvres que sur les photos), signatures cachées, encadrements. Formats: Plus grande dimension: 1 mètre, sans le cadre (Sculpture, Composition Volumétrique: 1,50 mètre, poids maximum: 50 Kg).

Article 3: Sélections par 3 jurys et par notations catégorielles d'après photos. 20 à 500 candidats par discipline et par cycle de sélection. Pour l'objectivité: secret absolu sur les noms des jurés (hors concours), nombreuses procédures sévères et systématiques de contrôle pour la perfection finale. Chacun note seul. Dépouillement des notes : informatisé, en public. Composition des 3 jurys : 

*1 - Jury Technique: Artistes professionnels: peintres, dessinateurs, sculpteurs, etc. Coefficients: technique 10, créativité et artistique: 1. 

*2 - Jury de Créativité: Conservateurs, professeurs d'art, critiques d'art, experts, etc. Coefficients: créativité: 10, Technique et artistique: 1. 

*3 - Jury Artistique: Responsables de galeries d'art, de salons, journalistes, etc. Coefficients: artistique 10, technique et créativité 1. 

Chaque candidat est informé des dates de sélection, réalisées en public sur une durée de 2 jours (exposition des photos ou copies des œuvres), puis de ses notes. 3 % des candidats seront finalistes. Repêchages possibles pour 0 à 6 % des suivants. Ex-æquo classés au bénéfice de l'âge. Inscription automatique de tous les candidats à l'O.I.A.C. pour application de la cotation officielle.

Article 4: Finale par notations catégorielles. Minimum 30 et maximum 2.000 artistes par discipline. Même mode de notation qu'en sélection, mais sur présentation des œuvres et avec d'autres jurés. 

Article 5; Frais de participation: 10 € par discipline + 25 € (frais de dossier et de correspondance (15 €) et inscription à l'O.I.A.C. pour un an (10 €)). 

Article 6: L'inscription prend effet après encaissement des frais de participation et acceptation confirmée par l'organisateur. Dépôt / retrait des œuvres: Informations individuelles. L'organisateur ne supportera aucune responsabilité en cas de vol, perte ou détérioration des œuvres. Assurances, transport sont à la charge du candidat. Les forfaits et les disqualifications ne sont jamais remboursés. Remboursement pour les candidats d'une discipline annulée, à leur niveau (sélection ou finale), pour minima de participation non atteints (somme versée pour la ou les disciplines concernées, sans indemnité).

Article 7: Finale internationale. Accès gratuit après sélections. Durée: 16 jours. Les 3 premiers reçoivent un diplôme. Prix en espèces proportionnels au nombre de candidats pour les artistes présents au vernissage (Tests de contrôle): Aucun envoi d'argent, les prix non retirés en fin d'exposition sont acquis à l'organisation. Cotation officielle O.I.A.C. pour tous les candidats, y compris les non-finalistes, pendant 10 ans : Établie en public immédiatement après la publication des résultats en salle d'exposition. Participation gratuite au "PRIX DE FRANCE" de l'année suivante pour les 100 premiers de chaque discipline (Total de 600 participations gratuites).

Article 8: Procédures de remise des prix en espèces. Pour permettre à chacun de calculer le montant des prix en fonction du nombre de participants et du montant brut du taux de participation aux frais payés par les candidats: Tous les finalistes sont assurés d'un prix. Considérant que F=montant des frais de participation bruts (sans frais de dossier et inscription O.I.A.C., soit 10€); N= Nombre de finalistes classés dans la discipline concernée (minimum 30 et maximum 2.000), les prix attribués se calculent ainsi : Classement : 8 Prix pour les 1°.: F x N x 8, 2°.: F x N x 2, 3°.: F x N x 1, 4 au 7° : F x N x 0,05, 8 au 2.000°.: F x N x 0,0012 (voir documentation)

Article 9: Pour les Jurés: En Finale, les classements des meilleurs jurés par référence aux résultats d'ensemble sont assortis de 24 prix en espèces; 4 par discipline (F x N x 0.1 aux 1° pour l'ensemble de ses notes et F x N x 0.02 au 1° de chacune des catégories de notes: techniques, artistiques et de créativité).

Article 10 : Promotion. Chaque participant des disciplines cotées accepte que sa cotation officielle et la photo de son œuvre la mieux notée, soient diffusées, sans supplément, sur le site Internet de l'O.I.A.C. pendant un an en vu d'assurer sa promotion dans le monde. Chaque participant accepte que ses œuvres soient photographiées par la presse et la télévision.

Article 11 : Aucune procédure ne peut être ouverte à l'encontre de l'organisation sans réclamation préalable auprès du responsable de l'organisation générale du PRIX DE FRANCE: M Pierre BRAYARD, Les Glycines, F-87620 SEREILHAC, par lettre recommandée AR. Le présent règlement est soumis à la loi française. A défaut d'accord amiable, tout litige sera soumis au tribunal compétent de Limoges (France) 





Règlement des Championnats du Monde de Maîtrise d’Art Pictural




Règlement complet du Championnat du Monde de Maîtrise d’Art Pictural

Article 1 : Le Championnat du Monde de Maîtrise d’Art Pictural est ouvert à tous les artistes capables de maîtriser les techniques de la peinture à l’huile, de l’aquarelle et du dessin.

Article 2 : Les concurrents sont tenus d’être présents sur les lieux du concours, de travailler en public pendant deux jours, de se comporter avec droiture et honneur, tant avec les autres concurrents qu’avec les visiteurs.

Article 3 : Un très important service de contrôle des épreuves aura aussi pour mission de veiller à ce que le public ne gène pas les concurrents par des approches excessives ou des critiques déstabilisatrices.

Article 4 : Chaque candidat devra faire preuve de sa maîtrise technique en traitant un maximum de sujets en moins de 14 heures. Un Maître en art pictural étant constamment appelé à faire des démonstrations à ses disciples, tout en respectant la personnalité de chacun, sera donc placé dans ces conditions habituelles de travail.

Article 5 : Les candidats qui ne réaliseraient pas la totalité des œuvres demandées ne seront pas éliminés. Le classement sera effectué sur la totalité des points obtenus par chacun des candidats.

Article 6 : Sujets traités par chaque candidat après tirage au sort (avec un dé à 6 faces par un enfant) quinze minutes avant le départ des épreuves. Tous les concurrents devront traiter les mêmes sujets, à savoir : trois dessins, trois aquarelles et sept peintures à l’huile. L’ordre d’exécution est libre. Pour chaque sujet traité, six possibilités au tirage au sort (Voir liste ci-jointe des 60 sujets imposés possibles portés à la connaissance de tous dès l’inscription, à savoir : en dessin, 6 sujets d’expression abstraite et 6 d’expression figurative ; en aquarelle 6 sujets d’expression abstraite et 6 d’expression figurative, en peinture, 6 sujets d’expression abstraite, 6 d’expression cubiste, 6 d’expression surréaliste, 6 d’expression hyperréaliste, 6 d’expression fauviste et 6 d’expression impressionniste. Le 3ème dessin, la 3ème aquarelle et la 7ème peinture à l’huile restant libre d’expression). Chaque candidat sera donc appelé à réaliser 10 sujets imposés (les mêmes pour tous, et trois sujets libres, soit un total de 13 œuvres).

Article 7 : Notation
Notation des œuvres par 4 jury (voir l’article 9) sur les bases ci-dessous (comme il s’agit d’un concours de maîtrise technique d’art pictural, il en est tenu compte dans les coefficients des notes) :
Pour les 10 sujets imposés, la note technique porte sur 20 points, les notes de créativité et artistique sur 10 points, soit un total par œuvre de 40 points (400 points possibles pour les 10 sujets)
Pour les 3 sujets libres, la note technique porte sur 40 points, les notes de créativité et artistique sur 40 points, soit un total par œuvre de 120 points (360 points possibles pour les 10 sujets). Pour l’ensemble des 13 œuvres, la note technique porte donc sur un total de 320 points, la note de créativité sur 220 points et la note artistique sur 220 points, soit un total de 760 points.

Article 8 : Bonifications et pénalités
Bonifications : Tous les artistes qui auront rendu la totalité des œuvres (13) dans le temps alloué de 10 heures bénéficieront de 12 points de bonification.
Des points de polyvalence seront attribués comme suit, en fonction de la diversité des techniques utilisées dans les sujets imposés uniquement :
En dessin : 20 % des points obtenus pour les trois dessins seront attribués à tous les candidats ayant réalisé un dessin à 100 % à la mine de plomb ou crayon graphite, et l’autre au fusain (Pour les dessins 1 et 2, au choix).
En aquarelle : 20 % des points obtenus pour les trois aquarelles seront attribués à tous les candidats ayant réalisé pour les 2 sujets imposés (1et 2) une aquarelle entièrement au pinceau et l’autre entièrement au doigt.
En peinture à l’huile : 20 % des points obtenus pour les 7 peintures seront attribués à tous les candidats ayant réalisé pour les 6 sujets imposés (1,2, 3, 4, 5 et 6) au choix, une toile à 100 % au pinceau, une à 100 % au doigt et une à 100 % au couteau. Liberté de choix des techniques est laissée pour les autres œuvres.
Pour l’ensemble : Une prime de polyvalence sera attribuée à tous les candidats qui auront bénéficié des 3 primes précédentes. Cette prime sera de 10 % des points obtenus sans bonification.
ATTENTION : Aucune prime de polyvalence sera attribuée dans une série incomplète ou une note inférieure à 5 (5/40 ou 5/120 selon les sujets).
Le montant maximal des points attribués en prime de polyvalence ne pourra en aucun cas dépasser 30 % des points de la note maximale, soit 228 points. La note totale portera donc sur 1.000 points (760 points de note brute, 228 points de polyvalence et 12 points de prime de temps).
Pénalités : Ce concours devant permettre de découvrir les meilleurs techniciens, il est normal que toutes tentatives de recherche de la facilité, ou toutes pratiques altérant la qualité et la stabilité des pigments soient fortement pénalisées. Voici comment :
En dessin : Pénalité de 100 points pour usage de règle, compas, gomme, papier carbone, quadrillage…
En aquarelle : pénalité de 100 points pour usage de crayon, fusain ou pastel, encre, aérographe ou tout autre moyen mécanique.
En peinture : Pénalité de 150 points pour usage de crayon, fusain ou pastel, pour usage de procédés mécaniques, ainsi que pour les « griffures » et les « pochades ».
Au dessus de 10 heures (temps alloué), 5 points de pénalité par quart d’heure de dépassement (commencé), et ce pour un maximum de 4 heures (14 heures pour la fin des épreuves)

Article 9 : Composition des jurys.
Les notations répondent aux impératifs de l’Ordre International des Artistes Créateurs. A savoir que les œuvres seront notées dans l’anonymat le plus absolu (aucune signature), par 4 jurys internationaux indépendants (Chaque juré attribue 3 notes (de 0 à 9) à chaque œuvres : une note d’appréciation technique, une de créativité et une d’appréciation artistique) :
Jury 1 (dit jury technique). Composé d’artistes professionnels hors concours, tous lauréats des « Prix de France », des « Prix de Rome » ou des anciens « Championnats du monde », travaillant eux-mêmes dans des techniques différentes. Sa note technique bénéficie du coefficient 10 et un coefficient 1 pour les notes de créativité et artistique.
Jury 2 (dit jury de créativité) : Composé d’érudits en matière d’art (conservateurs de musée, critiques d’art, professeurs d’histoire de l’art, etc.) La note de créativité de ce jury bénéficie du coefficient 10, coefficient 1 pour leurs notes techniques et artistiques.
Jury 3 (dit jury artistique) Composé de responsables de galeries d’art ou de sociétés de promotion artistique. Sa note artistique bénéficie d’un coefficient de 10, contre un coefficient de 1 pour leurs notes techniques et de créativité.
Jury 4 (dit de participation). Composé de l’ensemble des candidats. Les coefficients de leurs notes sont de 1. Bien que n’ayant pas de coefficient 10, leur apport en point joue un rôle important. Chaque participant attribuera 3 notes 9 (maximum) à chacune de ses œuvres, par principe d’égalité.

Article 10 : Objectivité maximale pour les notations :
Pour les notations, aucune œuvre n’est signée, seul un numéro de code restera visible.
Chaque juré attribuera 3 notes de 0 à 9 à chaque œuvre (une note technique, une note de créativité et une note artistique) sur une grille informatique prévue à cet effet. Pour neutraliser les « influences » courantes dans les groupes, chaque juré notera seul avec interdiction de parler à qui que ce soit pendant ses notations (sous peine d’annulation de ses notes). Aucun nom de juré ne sera rendu public, ni avant, ni après le concours, ceci pour assurer un maximum d’objectivité et neutraliser toute pression éventuelle. Le dépouillement sera effectué en public, sous le triple contrôle des participants, des organisateurs et des commissaires de l’OIAC. Le sérieux des notes est assuré par de nombreux contrôles très complexes effectués par l’ordinateur pour éliminer les notations « fantaisistes » ou teintée de favoritisme (détail des procédures sur demande). Les résultats seront donnés dans les minutes qui suivront l’introduction des donnés. Chaque candidat recevra le détail de ses notes, imprimé immédiatement après le dépouillement sans aucune intervention humaine au niveau du traitement des milliers de notes attribuées par les différents jurys (en moyenne, 10 jurés par jury et 4 jury par mode d’expression, soit environ 480 jurés auxquels il convient d’ajouter les notes des participants : soit par exemple, pour une sélection de 100 candidats seulement, 3.900 notes en complément des 1.872.000 notes des jurés des 3 premiers jurys, soit plus de 1.875.000 notes qui seront traitées par ordinateur, ce qui neutralise toutes formes de favoritisme ou de « recommandations » !)

Article 11 : Exclusion
Tous les artistes qui, en cours d’épreuve, se feraient aider, d’une manière ou d’une autre, seraient immédiatement disqualifiés. La seule aide autorisée sera celle apportée par les commissaires chargés du contrôle et de l’assistance (pour les déplacements, par exemple).

Article 12 : Choix du matériel.
Chaque artiste travaillera avec son propre matériel, selon ses habitudes, avec les supports de son choix. Cependant, les dits supports devront être obligatoirement blanc, sans signe de reconnaissance et de format compris entre 5 et 10 Dm²; en dessin et en aquarelle, et entre 10 et 20 Dm²; en peinture (toile de lin uniquement pour la peinture). Bien que des fournitures puissent être achetées sur place, il est préférable pour chaque candidat de travailler avec ses couleurs habituelles.

Article 13 : Programme horaire
Le temps alloué est de 10 heures. Cependant, comme 9 œuvres peuvent être appelées à être réalisées à l’extérieur pour un travail d’après nature, selon le tirage au sort, il est attribué à chacun des temps de mise en place et de déplacement (les mêmes pour tous) de 1 heure (forfaitairement) par demie journée.
ATTENTION : L’ensemble des 13 supports sera à déposer dans une salle prévue à cet effet en dehors des heures de travail pour des raisons évidentes de contrôle des temps et éviter tout changement de support éventuel (les 13 supports seront marquées avant les épreuves). Le programme horaire (sur 2 jours) sera donc le suivant :
Samedi : 
7 h 40’ : Tirage au sort des sujets à traiter
De 8 à 12 h : 1 heure de mise en place, 3 heures de travail
De 14 à 19 h : 1 h de mise en place, 4 heures de travail
Dimanche :
De 8 à 12 h : 1 heure de mise en place et 3 heures de travail. Fin des épreuves pour les candidats qui termineront dans le temps alloué de 10 heures (bonification de 12 points).
De 14 à 19 heures : Pour les retardataires, les temps seront chronométrés avec précision : chaque tranche de 18 mn 45 s sera comptabilisé pour ¼ d’heure et entraînera une pénalité de 5 points.
De 14 à 19 h 30 : notations par les jurés.
20 heures 30 : Proclamation des résultats.

Article 14 : Déroulement des épreuves
Pour les sujets à traiter d’imagination, le travail se fera dans une salle prévue à cet effet ou à l’extérieur, à condition de rester dans un périmètre de surveillance. Travail obligatoirement effectué à l’intérieur pour les portrais d’après modèle ou natures mortes d’après nature.
Le travail des paysages d’après nature sera fait sur place, soit sur chevalet ou autres supports, soit à bord d’un véhicule entièrement vitré, le travail des artistes devant être contrôler en permanence pour éviter toutes les possibilités de fraude (projections photographiques, calques d’illustration, copies, usage de moyens mécaniques ou électroniques, etc., pratiques par ailleurs éliminatoires).

Article 15 : Accès à la Finale Internationale :
Chaque pays ne peut être représenté que par un maximum de 10 candidats par tranche de 100 millions d’habitants, de ce fait, des épreuves de sélection sont indispensables pour l’accès à la finale Internationale en raison du nombre de candidats possible. Ces sélections se dérouleront dans chaque pays concerné selon les principes appliqués à la Finale (même conditions, mais au niveau national). Tous les candidats sélectionnés se retrouveront et participeront ensemble aux épreuves de la Finale.

Article 16 : Presse écrite et télévisée
Tous les concurrents acceptent par avance de se laisser photographier et filmer par la presse écrite et télévisée durant toutes les épreuves, mais restent libre de refuser une interview éventuelle.

Article 17 : Responsabilités
Les organisateurs ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des pertes, accidents ou vols durant les épreuves et l’exposition qui suivra. Les frais d’assurance éventuelle restent donc à la charge de chaque candidat, tant pour lui-même que pour son travail. Les épreuves resteront la propriété totale de leur auteur.

Article 18 : Frais de participation
La participation au concours est entièrement gratuite pour tous les candidats. Cependant, le versement d’une caution de 150, -- francs suisses, ou 100 US$, ou 100 euros sera exigé à l’inscription (par chèque de préférence) qui sera intégralement redonné à chacun en début d’épreuve, ceci pour éviter les inscriptions fantaisistes. Cet argent resterait acquis à l’organisation uniquement en cas de forfait ou d’absence le dimanche matin (en effet, certains candidats arrivent parfois en retard…) 

Article 19 : Cotation officielle internationale OIAC
Pour tous les artistes cotés officiellement par les instances internationales de l’O.I.A.C. : La cote officielle des lauréats sera bonifiée d’une plus-value de notoriété de 20 % pour le 1er, 15 % pour le 2ème, 10 % pour le 3ème et 5 % pour les 4 suivants.

Article 20 : Renseignements et réclamations
Renseignements ou réclamations éventuelles seront recevables auprès du responsable de l’organisation ou du bureau national de l’OIAC du pays d’accueil (voir imprimé joint au règlement).
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